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« Les hommes et les femmes politiques dans ce pays donnent l’impression de pouvoir dire un peu n’importe quoi. On voit, malheureusement, et les exemples abondent, beaucoup de responsables politiques dire des choses qui sont absolument affligeantes et consternantes. Et la tâche d’éducation qui incombe à la classe politique, parce qu’au fond l’espace public est un lieu d’éducation citoyenne permanente, n’est pas remplie. Et ça risque d’accentuer encore la cassure qui existe entre une classe politique qui a son propre vocabulaire, sa propre manière de s’exprimer et les populations qui regardent cela avec beaucoup d’affliction. »

Situation de l’éducation nationale

« Il ne faut pas se masquer les choses, mettre la tête dans le sable : nous avons un système dont la qualité aujourd’hui laisse énormément à désirer. Nous payons le prix de politiques de recrutements rapides. Recrutements rapides qui étaient probablement inévitables mais qui ont été effectués dans des conditions qui font que la qualité de l’enseignement n’y est vraiment pas. C’est un point essentiel qui lie à la fois la question démographique et la question de la qualité. Les deux étant liées. La pression démographique sur les infrastructures et sur les ressources en formation est telle que la qualité de notre enseignement s’en est fortement ressentie. Quand nous avons mené les Assises sur l’éducation, il a fallu bousculer un certain nombre de conservatismes. Tout le monde était d’accord pour dire que le système tel qu’il était ne peut pas continuer, en revanche tout le monde n’était pas d’accord sur les modalités et sur les orientations d’une concertation. Et donc il fallait un petit peu bousculer, forcer les choses, mettre en place une procédure qui permettent la libre expression de tous les acteurs mais une libre expression qui soit également orientée de façon constructive vers la définition d’un certain nombre de points de consensus. C’est ce que nous avons obtenu au bout du compte après des difficultés au début de la procédure. Mais le système est malade au point où même quand vous avez un consensus, il est toujours remis en question par des acteurs plus fluides que d’autres. »

Le numérique comme porte de salut

« On peut avoir un certain scepticisme et je peux le comprendre parce qu’on se dit que rien ne remplace la présence physique d’un maître dans une classe. Ce n’est pas faux, on peut considérer que la présence d’un maître dans une salle de classe est un idéal mais on peut également, en regardant ce qu’il en est aujourd’hui de la technologie virtuelle, se rendre compte que cette technologie utilise les moyens les plus efficaces pour faire en sorte que quelque chose se transmette. Parce que des universités mieux loties que les nôtres se sont engagées dans cette voie, les progrès sont extrêmement rapides. La manière dont quelqu’un peut concocter, formater et proposer un enseignement en ligne, aujourd’hui, n’a aucune commune mesure avec le simple fait d’utiliser de l’audiovisuel pour remplacer autant qu’on le peut la présence d’un maître. Il ne s’agit plus d’une procédure de simple substitution, mais d’une procédure qui a sa simple logique, qui utilise les techniques les plus sophistiquées pour faire sous certains points d’ailleurs mieux qu’un maître présent dans une salle de cours. Vous pouvez dans un cours, ainsi enregistré pour être diffusé par l’Internet par exemple, insérer des éléments explicatifs, des questions qui permettent à un étudiant de vérifier sa compréhension du cours tel qu’il est en train de se dérouler, etc. Voilà des directions vers lesquelles nous pouvons aller et qui peuvent être des exemples pour nous permettre de surmonter un certain scepticisme que l’on peut éprouver. Autre aspect pour surmonter ce scepticisme, il se passera probablement assez rapidement ce qui s’est passé pour le portable. Les Africains se sont emparés du téléphone portable parce qu’ils ont vu là un outil qui pouvait leurs servir à régler les problèmes qui étaient les leurs : le problème du transfert d’argent par exemple, les problèmes d’infrastructure parce que si vous avez un téléphone fine, vous avez besoin d’installer beaucoup d’infrastructures. Les téléphones portables peuvent toucher les régions les plus reculées, ce qui fait qu’il n’est plus besoin de construire des infrastructures. Voilà un exemple de raccourci qui est technologique et d’appropriation de technologie qui est une réponse à nos problèmes. J’espère qu’il se passera la même chose dans le système éducatif. Et c’est en cela que ce qui a été proposé dans les Assises, ce sont des directions dans lesquelles s’engager plutôt que des solutions clé en main. Il n’y a pas en la matière de solutions clé en main, il y a surtout une culture nouvelle à acquérir, à développer et surtout à partager avec les acteurs parce que les réformes vaudront ce que vaut l’appropriation par chaque acteur, individuellement, de la philosophie même qui habite cette réforme.

Sur la religion

« Je pense qu’il y a une forme de crise de la transmission des valeurs religieuses, une crise de la compréhension de la religion. Et ça, je pense davantage à la responsabilité des familles dans l’éducation des enfants à l’apprentissage du Coran. Maintenant, il y a un autre aspect qui est très important sur lequel je crois qu’il faut mettre l’accent. C’est que l’enseignement privé lui-même est conscient de la nécessité de faire en sorte que notre système éducatif intègre ces valeurs qui sont les valeurs de l’Islam et en particulier de l’Islam ouest-africain. Je vous donne un exemple pour être très précis. Vous savez que dans la communauté mouride, en particulier, le Cheikh Mourtada s’était beaucoup investi dans le domaine de l’éducation, et son fils Serigne Mame Mor Mbacké continue dans la même trajectoire en s’occupant de tous les instituts Al Azhar qui se sont développés. Quand on parle de daara moderne, par exemple, il faut bien se rendre compte que les gens n’ont pas attendu les directives venant du pouvoir central pour réfléchir à l’idée d’un daara moderne. Je vous donne cet exemple parce que les instituts Al Azhar sont fondés sur l’idée d’une transmission de la religion dans ce qu’elle peut avoir d’éclairée, dans ce qu’elle peut avoir d’exigence sur le plan de la bonne compréhension, dans ce qu’elle peut avoir également de pluraliste et de tolérant. »

Message à la jeunesse

"Il faut qu’ils aient confiance en eux. Je crois que c’est un aspect tout à fait important. La pire chose qui puisse arriver à une nation c’est d’avoir une jeunesse qui n’a pas confiance en elle, qui ne regarde pas vers le futur . Donc avoir foi en soi et avoir foi en l’avenir est une condition importante. Et la condition de cette condition est de savoir que cet avenir sera ce qu’on en fera. Autrement dit, le jeune qui te dira : quel avenir me propose-t-on ? Il faudra lui répondre : quel avenir te proposes tu ? Autrement dit l’avenir n’est pas quelque chose qui est là, qui se définit hors de moi. L’avenir comme le disait le père de la prospective, Gaston Berger, c’est ce que tous ensemble on en fera. Il faut que nous persuadions notre jeunesse qu’il n’est pas normal de ne pas avoir des emplois alors que nous sommes des sociétés et des Etats en construction. L’autre aspect c’est l’esprit d’entreprise. Je crois que nous devons effectuer dans la philosophie de l’école aujourd’hui une rupture avec ce que j’appelle un idéal fonctionnaire de l’école. Nous, avons un système où il y a une proportion très faible de gens qui vont dans les filières professionnelles scientifiques, techniques etc. Nous avons une proportion bien trop importante de gens qui se croient des littéraires ou ne sont rien de précis et se disent que de toute façon il vaut mieux être littéraire. Donc foi en soi, foi en l’avenir, capacité à innover, capacité à entreprendre sont des choses à promouvoir, à insuffler à notre jeunesse."

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